Le matériel
Chaque gare est équipée d’un château d’eau. La machine à vapeur de type 030 T à été construite par la Sté CORPET-LOUVET de La COURNEUVE. Les gares possèdent une voie d’évitement permettant le croisement de deux trains et une voie de débord est réservée pour l’accès des voyageurs qui ont du bien souvent descendre afin d’alléger la charge du train et même de pousser le convoi. L’adhérence fer contre fer par temps humide est faible, sans compter les problèmes de patinage à l’automne avec les feuilles mortes, qui s’accumulent à la pelle sur la voie ferrée.. En temps normal, il faut 2 h 14 pour effectuer les 45 km de la ligne, donc à la vitesse moyenne de 2O km/h. Les aléas sont nombreux, l’armement de la voie étant rudimentaire: rails d’un poids moitié moins au mètre que sur une ligne classique avec une traverse tous les 80 cm et une épaisseur de ballast de 35 mm. Cette légèreté de l’infrastructure limitera le poids à l’essieu. La ligne était desservie par trois allers - retours quotidiens plus un aller et retour les jours de foire à St BONNET. Le matériel, très inconfortable ne sera jamais amélioré. La vitesse restera toujours la même et les horaires ne seront que très peu modifiés. Les trains classés «marchandises – voyageurs b» manœuvrent dans les gares pour prendre ou laisser un wagon de marchandises. L’horaire n’est donné qu’à titre indicatif.Rien ne se fera pour attirer la clientèle qui avec le progrès de l’automobile désertera petit à petit le tacot de BEAUBERY comme ce sera le cas pour les autres lignes en France. La Compagnie des Chemins de Fer d’Intérêt Local de Saône et Loire est mise en liquidation et rachetée par le Département. L’exploitation sera poursuivie en régie à partir du 1er janvier 1926. La régie des transports de Saône et Loire s’équipera d’autocars (elle en possède 62 en 1932). Les trains seront totalement supprimés le 1er novembre 1934 et la ligne sera définitivement fermée le 30 novembre 1934. Elle sera déclassée en 1939.
Une ancienne voiture reconvertie. (photo : Flickr - didoulasaumure)
La Corpet-Louvet 030, la loco de la ligne
« Corpet-Louvet » est le nom d'une société connue en particulier pour sa production de locomotives à vapeur. Les amateurs de l'histoire des chemins de fer, notamment du réseau secondaire à voie étroite, connaissent bien cette entreprise familiale qui en fait a pris successivement la forme de plusieurs entités juridiques, jalonnant pendant près d'une centaine d'années son activité de constructeur ferroviaire. Cette période débute dans la deuxième moitié du XIXe siècle et se poursuit pendant toute la première moitié du XXe siècle, la fin de la production ferroviaire se situant en 1952.
Tentative avec un autorail en 1933, un matériel SCEMIA-RENAULTS YH qui tournera court pour des questions budgétaires.